Impressions de
Lourdes
Avoir après médité,
chaque enfant est invité à donner ses impressions sur notre voyage à
Lourdes qui a lieu du 13 au 15 août.
- Aurélie : "Nous
étions dans la joie, même si parfois certains pleuraient". C'étaient
des larmes de libération : on s'autorise à pleurer, on se dévoile,
on découvre la joie de pouvoir exprimer ce qui était bloqué. Aurélie
a apprécié la visite des grottes de Médous. Elle a découvert la
compassion face aux difficultés exprimées par des frères ainsi que
la faculté d'accueillir leurs émotions.
- Estelle : "Les
sittings spirituels nous permettaient de comprendre les autres et de
partager leurs émotions". Estelle a ressenti beaucoup de joie,
notamment celle de communier pour la première fois en recevant le
corps du Christ. Elle a appris beaucoup de choses sur la vie de
Bernadette.
- Pierre : "Ce voyage
est différent chaque année, c'est ce qui le rend intéressant". Il
lui a permis de s'adapter au rythme de groupe. Pierre a appris à
être un peu plus avec les autres, à être plus attentif dans les
sittings.
- Claire R : "Les
sittings spirituels m'ont permis de découvrir les autres, d'être
dans la joie". Elle a beaucoup aimé ce voyage de groupe.
- Léa : "C'était un
beau voyage, propice à la rencontre avec les adultes du groupe, qui
m'a permis de me rapprocher d'eux". Plus de temps était consacré sur
un plan spirituel. Léa a ressenti de la joie en voyant autant de
pèlerins dans ce lieu. Les sittings lui ont parus plus facile que
l'an passé. Elle se sentait interpellée quand le F.I. s'adressait
aux adultes, et reconnaît avoir de la chance de vivre cette
expérience aussi jeune.
- Thomas : "Ce voyage
m'a permis de connaître les autres membres du groupe". Il pense
qu'il a avancé sur le plan spirituel car il se sentait plus en
contact avec Dieu.
- Marion : "J'ai vécu
des grands moments sur le plan spirituel". Elle a appris à connaître
les adultes du groupe et se sentait heureuse de partager ces moments
de joie avec eux.
- Claire B : "J'ai
appris à connaître le groupe, aussi bien les enfants que les
adultes". Claire a eu la joie de communier pour la première fois, à
Lourdes et en présence du groupe, ainsi que de partager les émotions
avec ceux qui exprimaient leurs difficultés.
- Paul : "Ce premier
voyage à Lourdes m'a beaucoup plu". L'interview des personnes sur
l'esplanade de la Basilique lui a permis de communiquer avec les
autres, ce qui est important pour lui car il ne parle pas
spontanément.
- Pauline : "Ce
Voyage à Lourdes m'a fait prendre conscience de mes relations avec
les autres, de la façon dont je les traite, et de mon isolement".
Pauline ne voit pas le monde qui l'entoure, elle ne s'intéresse pas
suffisamment aux autres. C'est un effort pour elle que de découvrir
ce qu'il y a d'intéressant chez l'autre.
Remises en question
- Aurélie : ne pas
rester isolée dans des relations exclusives.
- Pierre : lecture de
sa planche ; difficulté à maîtriser son corps physique pendant les
sittings ; ne pas favoriser de relation exclusive avec Thomas.
- Claire R :
insolence, réactivité, isolement.
- Léa : être plus
simple avec les autres, poser des questions spontanément, aller vers
les autres.
- Thomas : être plus
sérieux, être plus avec le groupe, comprendre ce qui est essentiel.
- Marion : ne pas se
laisser distraire dans des circonstances où la compassion peut
s'exercer ; ne pas s'isoler ; la remise en question de Pi. l'a
interpellée sur le mutisme.
- Claire B : accepter
de montrer qu'elle n'est pas parfaite et irréprochable (incident des
sacs) ; vaincre les mécanismes de l'orgueil.
- Paul : apprendre à
exprimer ses ressentis avant qu'ils ne se transforment en colère ;
accepter le regard des autres sur son comportement.
- Pauline : ne pas
être réactive face à l'adulte qui la remet en question ; accepter de
ne pas être parfaite ; apprendre à exprimer simplement sa joie et
son amour ; ne pas se renfermer mais accepter de montrer ses
émotions ; pouvoir dire à l'autre que la joie qu'elle ressent est
née de leur relation sans se sentir humiliée.
S'isoler pour pleurer
n'est pas une preuve de sérénité. Avant d'atteindre le stade où le
disciple ne pleure plus quand il est dans la joie, Pauline devra
sans doute passer par une phase d'expression de ses émotions.
Dynamique du Scorpion
Les enfants
s'expriment sur la problématique du signe du scorpion, illustrée par
la réaction de notre sœur Pi. lors d'un sitting. Suite à une
réflexion désobligeante de la part de Pi., le Frère de la Rigueur
lui a fait une remarque qui l'a plongée dans le mutisme.
Ce mutisme chez Pi. a
deux causes : l'une est propre à son histoire personnelle et elle a
été déclenchée par un évènement douloureux vécu dans la petite
enfance, l'autre se trouve dans les mécanismes caractéristiques du
scorpion qui, en se coupant de la relation, "tue" l'autre.
Les enfants, durant
ce mutisme qui a duré près de deux heures, ont eu le temps de
ressentir diverses émotions. La plupart d'entre eux ont été réactifs
car ils ressentaient la fatigue, le froid, l'envie de satisfaire
certaines fonctions physiologiques… D'autres comprenaient un peu
mieux ce qu'était en train de vivre Pierrette et ne s'impatientaient
pas. Dans ces moments là, nous vivons une fraternité de groupe, qui
suppose beaucoup d'amour de notre part. Ne "pêchons" pas par défaut
de patience. Quand un frère se libère, il reste avec les autres.
C'est lorsqu'il n'arrive pas à dépasser ses fonctionnements qu'il
quitte les autres.
La réaction de Pi.
était intéressante car elle nous a permis de comprendre les
réactions, les fonctionnements d'un signe. Si nous ne sortons pas
des mécanismes qui sont les nôtres, nous ne pouvons progresser.
Lors d'un premier
sitting, Pi., qui avait du mal à entendre ce qui se disait, a décidé
que ce n'était plus intéressant. Une attitude plus "juste"
consistait à essayer de se pénétrer des émotions ambiantes.
Efforçons-nous de maîtriser nos réactions instinctives en faisant
"comme si" nous étions des disciples, jusqu'à ce que notre âme
s'exprime totalement à travers une personnalité alignée.
Un autre mécanisme
propre au scorpion est de penser que l'autre fait "exprès" de le
contrarier. Les intentions de l'autre sont souvent interprétées de
manière malveillante, ce qui rend les natifs de ce signe méfiants et
soupçonneux.
Nous concluons en
prononçant le mantram "Accordez-moi la Lumière…"