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Bulletins
du
groupe
d'Eveil
à
Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité
Ces bulletins sont
mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui
s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la
vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe
en cheminement.
Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à
la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.
Si l’identité des personnes concernées est révélée
involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après
la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns
pour les autres.

BULLETIN N°2
Séance du 04/08/2007
Animatrices
: Claire - Laurence
Participants
: Anaëlle – Aurélie – Claire R – Claire B – Estelle – Léa – Marion –
Paul – Pauline – Pierre – Thomas
Notre méditation de début de séance
comprend un temps consacré à l’alignement des trois véhicules, une
méditation sur le cœur et la lecture d’un mantra « La joie du Soi
divin est ma force ».
Définitions
Ex-nihilo :
expression latine signifiant « en partant de rien ».
Pléonasme : (du grec pleonasmos) excès, surabondant. L’emploi du
pléonasme peut être inconscient ou volontaire dans le but d’insister
sur une idée.
Proliférer : se multiplier, se reproduire. Au sens figuré : Se
multiplier rapidement et excessivement.
Processus : (du latin pro qui signifie « pour », « dans le sens de »
et de cessus, cedere qui signifie « aller », « marcher ») aller vers
l'avant, avancer. Le mot processus désigne une suite d'états ou de
phases de l'organisation d'une opération ou d'une transformation.
Le processus
d’alignement
Les enfants
demandent des explications sur la phrase de la méditation du début
de séance qui indiquait que l’effet du aum sur chaque corps est
triple.
Par exemple, quand nous prononçons le aum avec le corps mental, les
vibrations affectent le mental et également le corps physique et le
corps émotionnel qui a leur tour envoient des vibrations au mental.
Malignité et
intelligence
Aurélie nous
lit sa planche intitulée : « Maligne ou intelligente ».
L’événement à l’origine de cette réflexion est le suivant : lors
d’une consultation avec le Frère Instructeur, Aurélie a emprunté le
cahier de sa sœur car elle avait pour la deuxième fois oublié
le sien. Aurélie n’a rien dit à ce sujet mais lorsque le Frère
Instructeur s’est rendu compte de ce qui s’était passé, il expliqua
à Aurélie qu’une telle attitude pouvait dissimuler de la ruse et de
la tromperie.
Aurélie reconnaît avoir agit ainsi car elle ne voulait pas se faire
fâcher. Elle explique qu’un côté d’elle-même exerce une pression
pour la pousser à ruser et à tromper l’autre.
Lorsque ce côté a pris suffisamment d’importance, Aurélie
s’identifie à lui et oublie, qu’en réalité, elle est l’âme. Lors des
méditations, Aurélie peut s’apaiser et avoir une attitude
bienveillante vis-à-vis d’elle-même alors l’influence de cet aspect
diminue.
Il est important de dire la vérité car c’est la condition pour que
l’âme puisse grandir dans la personnalité. Tant que nous ne disons
pas la vérité, nous gardons au fond de nous quelque chose que
nous n’exprimons pas. Cette situation crée un malaise qui retarde le
processus d’union de l’âme et de la personnalité.
A l’avenir, Aurélie ne souhaite plus dissimuler la vérité pour
éviter les remontrances mais elle désire accepter les conséquences
de ses actes car elle sait qu’elle est responsable.
Dire la vérité présente deux avantages. D’une part, les adultes sont
moins irrités et d’autre part, la personnalité peut évoluer en
recevant l’influence de l’âme.
Lorsque nous agissons avec ruse nous mettons notre intelligence au
service du mensonge et nous manipulons les autres.
Marion est interpellée par la planche
d’Aurélie car, comme la plupart des scorpions, elle peut cacher des
choses. Elle pense que ne rien dire pour dissimuler un fait,
équivaut à mentir.
Les enfants sont invités à définir l’intelligence.
Pour Aurélie, l’intelligence nous aide à développer un esprit de
chercheur, grâce auquel, nous pouvons essayer d’aller jusqu’au bout
d’un raisonnement pour trouver la vérité.
Pierre remarque que l’association de plusieurs connaissances permet
de déduire de nouvelles connaissances.
Pour Claire R et Anaëlle, l’intelligence est liée à l’acquisition de
connaissances.
Léa distingue l’intelligence de la personnalité qui peut se traduire
par de la ruse et l’intelligence de l’âme qui est orientée vers le
bien. Cette dernière aide à trouver des associations et des liens
qui permettront de faire le bien.
Thomas souligne que l’intelligence peut se partager et se
communiquer par l’instruction.
Pour Pauline l’emploi de l’intelligence face à une situation nous
permet d’analyser objectivement toutes les données et de les évaluer
puis de les trier. Par ce processus, nous pouvons accéder à une
vision de synthèse en dégageant une idée qui rassemble toutes les
autres.
Pauline pense que si nous sommes réellement intelligents, nous ne
pensons qu’à faire le bien. Nous adaptons notre comportement pour
répondre à un seul objectif : aimer.
Anaëlle ne se définit pas comme intelligente car pour elle
l’intelligence est associée à la réussite scolaire.
Pour Léa, être intelligent c’est avoir la capacité de réfléchir.
Claire B souligne que d’autres intelligences existent, comme, par
exemple, celle du cœur.
Les obstacles à l’intelligence
peuvent être : la paresse, la réactivité, les troubles émotionnels.
A un moment donné des barrières nous empêchent d’être réceptifs à la
connaissance. Si le sentiment de nullité se crée, nous entrons dans
un cercle vicieux car nous sommes convaincus que nous ne pouvons
plus apprendre.
Une solution peut être de trouver un domaine qui nous attire et dans
lequel nous pourrons petit à petit nous prouver que nous avons des
capacités.
Le mépris
Pauline nous
lit sa planche sur le thème du mépris.
Pauline peut montrer du mépris car elle se sent supérieure aux
autres ou pour se protéger en renforçant un sentiment de confiance
en elle.
Le mépris de Pauline se manifeste de plusieurs manières.
Par orgueil et désir de se faire admirer, Pauline cherche, soit, à
dépasser ceux qui réussissent mieux qu’elle dans un domaine, soit, à
s’orienter vers un autre domaine dans lequel elle pourra être
excellente.
L’agacement provoqué par l’impatience de Pauline peut également la
conduire à avoir du mépris.
Dans son analyse, Pauline relativise la supériorité intellectuelle
car la sensibilité et la responsabilité, sont également très
importantes. Il en est de même pour le travail sur la personnalité
qui caractérise notre démarche car ses effets sont éternels alors
qu’il est possible que nous n’ayons pas le même degré d’intelligence
dans une autre incarnation.
En conséquence, le mépris ne sert à rien d’autant plus, qu’au niveau
de l’âme, les autres nous connaissent réellement.
Nous constatons que le sentiment d’être supérieur est une illusion
si nous admettons que l’autre a pris un autre chemin pour arriver au
même résultat ou s’il a mis plus de temps mais a obtenu une
compréhension plus profonde.
Une autre attitude consiste à accepter avec simplicité ses défauts
et ses qualités. Plutôt que d’éprouver de la jalousie par rapport à
des êtres qui ont réussi avant nous, nous pouvons reconnaître leur
travail, comprendre qu’ils sont passés par les mêmes difficultés que
nous et considérer comme une chance de pouvoir progresser à leur
côté, en bénéficiant de leurs conseils.
Notre mépris a des conséquences sur les autres. Ils peuvent croire
qu’ils ne sont pas aimés alors que paradoxalement Pauline peut
mépriser des personnes pour lesquelles elle éprouve de l’amour et de
l’admiration.
Pour Pauline, avoir tort se manifeste par le repli sur soi et un
sentiment de honte.
Pauline remet en question le mépris qu’elle peut éprouver vis-à-vis
de ses parents car leur connaissance et leurs expériences plus
étendues, l’aident à avancer et à découvrir le monde. L’amour
qu’elle éprouve pour eux, la pousse à les respecter.
Pauline se demande pourquoi elle peut donner l’impression qu’elle
n’aime pas les autres. Derrière le désir de cacher ses émotions, il
y a la peur de se montrer vulnérable et lâche selon les critères de
la société. En se laissant influencée par les autres, Pauline adopte
une attitude réservée alors qu’au fond d’elle-même elle pense qu’il
est courageux de montrer ses émotions en ouvrant son cœur. Dans le
groupe, Pauline souhaite pouvoir montrer son amour aux autres
enfants.
Le mépris éloigne Pauline de son désir de fusion avec Dieu car cette
attitude empêche de réaliser ce qu’il y a de bon chez les autres.
Mépriser le travail d’autrui par jalousie c’est également se
mépriser soi-même. Dans ce cas, son propre travail n’est pas
apprécié à sa juste valeur car en voulant se dépasser trop vite, on
risque de brûler des étapes essentielles pour le développement
de la conscience.
Il est judicieux de savoir reconnaître avec patience l’aboutissement
de son propre travail et l’apport bénéfique des autres dans notre
propre progression.
Le racisme est une forme de mépris. Il a conduit au confort de
certains peuples au détriment d’autres et est à l’origine de
tensions et conflits. Sur le plan mondial, dépasser le mépris et
respecter la liberté sont les clés pour établir la paix.
Pauline souhaite ne plus avoir peur des autres pour leur exprimer
son amour. Pour cela, il lui faut accepter ses erreurs, accueillir
l’aide d’autrui, reconnaître les êtres plus avancés qui pourront la
guider sur le chemin.
Ce travail doit être accompli dans la simplicité des petits gestes
d’attention quotidiens que nous faisons à l’attention de ceux qui
nous entourent.
Depuis l’élaboration de sa planche, Pauline a constaté des
changements dans sa personnalité. Bien qu’elle n’ait pas atteint la
spontanéité souhaitée dans sa relation aux autres, Pauline constate
qu’elle manifeste moins de mouvement d’impatience.
Le site des enfants
Pierre
présente le site qui sera destiné aux enfants des groupes Eveil.
Ce site aura pour vocation d’être ouvert sur l’extérieur et de
permettre aux enfants de s’exprimer sur leurs centres d’intérêt. Des
recherches seront effectuées pour réaliser des présentations sur les
métiers, les instruments de musique, les livres,…..
Les enregistrements de morceaux de musique seront gérés par les
enfants.
Nous terminons nos travaux par un
temps de méditation comprenant la lecture d’invocations et de mantra
: « O Dieu, Tu me vois… « - « Je suis un point de paix… » et «
Je suis une faible lumière…».


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