Bulletin no 11 du 27/02/1993
 

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Bulletin du groupe d'Eveil à la psychologie et à la philosophie.

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des jeunes sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

14/18 ans

BULLETIN N° 11

Séance du 27/02/1993

Le groupe est revenu sur la notion de souffrance (on sous-entend ici une souffrance morale). Ce thème mobilisateur semble faire émerger de nombreuses réflexions.

Nous nous sommes d'abord demandés : "Comment sait-on que l'on souffre?"

Réponse : "Ca fait mal !"

Ce mal paraît être difficile à repérer, à expliquer, à démontrer. Nous avons alors essayé d'étudier un certain nombre de situations :

- On peut souffrir quand on dépend de quelqu'un (matériellement, affectivement, intellectuellement).

- On peut souffrir quand "les autres ont raison" et que "l'on a tort".

- La jalousie amène, semble-t-il, souvent la souffrance.

- Le désir, la volonté de supériorité, sont souvent sources de conflit intérieur.

- Vouloir "être parfait" fait souffrir. Mais le groupe doute que l'on puisse être parfait.

- Vouloir se faire aimer, se faire reconnaître par les autres (amis, familles, ...), est tout autant douloureux.

Alors que révèle cette souffrance?

Le groupe constate que l'orgueil engendre souvent une souffrance. Cette personnalité orgueilleuse "n'accepte pas", elle n'accepte pas ce qui est, elle n'accepte pas l'autre tel qu'il est, avec ses faiblesses. Nous avons pu constater que ce que l'on critique chez l'autre, c'est ce qui est critiquable chez nous.

Nous avons cherché la définition du mot ACCEPTER :

- recevoir - admettre

- prendre volontiers

- se soumettre à une épreuve

- se résigner- consentir

- supporter.

Tous ces termes vont dans le sens d'un allégement de la souffrance psychologique ou de sa suppression.

Nous avons aussi constaté que la non-communication était souvent responsable de souffrances renfermées. Enfin il nous semble que la confiance est incontournable, si l'on ne veut plus souffrir.

CONFIANCE = - espérance ferme

- assurance de celui qui se fie à quelqu'un ou à quelque chose

- sentiment qui fait qu'on se fie à soi-même.

Nous avons réfléchi sur l'importance et la notion de confiance.

Elle doit être libre et absolue, détachée de toute condition préalable.

Sinon, nous savons bien qu'une confiance limitée, accordée à l'autre, qui par la suite n'a pas "l'attitude" souhaitée, nous amène à souffrir, parce que l'on a le sentiment d'avoir été trahi.

Le groupe a clos la séance sur le fait que les idées et les principes (ainsi que les attitudes, les comportements qu'ils amènent) pouvaient susciter des actions et des souffrances.

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