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Bulletin du groupe d'Eveil à la psychologie et à la philosophie.
BULLETIN N° 09Séance du 30/01/1993 Le groupe a repris le terme de "conscience" (précédent compte-rendu) afin de l'éclairer. Ainsi le groupe s'est aidé d'un dictionnaire pour essayer de définir la conscience. Plusieurs sens lui sont donnés : Fonction par laquelle on a connaissance immédiate de son existence, de ses sentiments, de ses actes, dans laquelle on distingue conscience individuelle, conscience collective, raison opposée à la foi et conscience morale ; activité du psychisme en état de veille, connaissance qu'a l'esprit de la réalité intérieure ou extérieure ; l'esprit, siège des opinions ; application, soin dans le travail. Des situations dans lesquelles la conscience joue un rôle ont été évoquées : intervention ou non de la conscience face à une bêtise commise, face à un accident de la route (réaction de peur, de fuite ou au contraire réaction de compassion, de raison poussant à essayer d'aider les éventuels blessés). De ce problème est venue alors la notion d'indifférence. Ce terme a fait lui aussi l'objet de recherche dans le dictionnaire : Etat psychique ne comportant ni plaisir ni douleur; absence de choix, d'intérêt particulier pour l'une ou l'autre des actions, des idées, des possibilités en présence ; dédain, mépris. Pour chacun d'entre nous plusieurs raisons peuvent expliquer l'indifférence : désir de liberté, d'indépendance, réaction de protection vis-à-vis de l'agressivité potentielle d'autrui, réaction d'écurement, désir d'une réussite à tous prix, réaction de protection par rapport à ses propres émotions, ses sentiments, désir de montrer ostensiblement à l'autre que l'on n'est pas d'accord, réponse à une indifférence extérieure. Il est apparu à ce propos que, lorsque les autres manifestent une certaine indifférence à notre égard, souvent c'est comme si notre propre existence était menacée, rejetée. Le groupe s'est alors interrogé sur l'indifférence au sein de la société. On constate une montée de l'indifférence dans tous les secteurs de la société, en particulier dans le secteur socio-professionnel, elle est manifeste chez ceux qui sont focalisés sur leur propre réussite, cependant il existe pour contrebalancer cette montée, un nombre croissant d'associations à but humanitaire. De là est venue enfin la question de savoir si les jeunes se sentaient parfaitement intégrés dans la société. La majorité des membres du groupe sait sur le plan théorique qu'elle fait partie de la société déjà par le fait que la jeunesse représente une part importante des consommateurs. Cependant concrètement, il lui semble que c'est l'exercice d'une profession qui nous donne officiellement une place dans la société. Le problème du chômage a été évoqué et nous avons alors fini la séance par la phrase suivante : Il semble que l'évolution d'une société passe toujours par des périodes de crises, de souffrances et d'épreuves.
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